Jean-Marc Thouéry est militant anarchiste. Il était mi-décembre à Najac pour présenter, avec un certain succès, sa conférence gesticulée à Hors-loge. Séance de rattrapage pour celles et ceux qui l’auraient manqué avec cette interview réalisée à La Salvetat-Peyralès. Des propos qui raisonnent parfois avec l’actualité récente ou à venir.

Jean-Marc Thouéry lors de sa conférence gesticulée à La-Salvetat-Peyralès le 26 décembre 2025 (photo : Najac infos)
Najac infos poursuit avec ce deuxième article une série de contributions visant à alimenter le débat dans la perspective des élections municipales de mars prochain à Najac et pourquoi pas dans d’autres communes. Ces textes fourniront des informations et donneront un point de vue mais ne prétendent pas représenter « la vérité » – d’autant plus que Najac infos n’a pas accès à autant de données que, par exemple, les élu.es sortant.es ou les agents municipaux. On sera donc entre le journalisme et la politique. Les principes qui guident ces contributions sont rappelés au bas de ce texte.
Ce n’est pas un vendredi 26 décembre qui allait empêcher Jean-Marc Thouéry d’aller porter la parole anarchiste à l’Hôtel Panissal, lieu autogéré ouvert au printemps 2025 à La-Salvetat. C’est donc là que Najac infos est allé le retrouver. Dans ce lieu monumental et dont l’avenir est incertain (la propriétaire vient de décéder). Nous sommes accueillis par quelques bénévoles déterminés. Qu’ils soient ici remercier.
Comme son titre l’indique, « Que va-t-on faire du surveillant général ? Mon itinéraire vers l’@narchie », la conférence de Jean-Marc raconte de manière vivante et souvent drôle son itinéraire, de son enfance dans une ferme « dans le coin de Rignac » jusqu’à son retour en Aubrac pour « retrouver les gestes de la paysannerie » lors de sa retraite qu’il veut active près d’Espalion, en passant par le lycée, la ville qu’il a « fui », le monde de l’entreprise capitaliste, les randonnées à vélo, etc.
Foisonnement d’initiatives
Au micro de Najac infos, il évoque la vie à la campagne « où l’on peut se retrouver seul avec ses idées » mais où il observe aussi avec bonheur, depuis plusieurs années, un foisonnement d’initiatives telles Hors-loge, Les Hauts-Parleurs (Villefranche-Rouergue) ou donc l’Hôtel Panissal. On parle aussi des élections : « Se présenter pour être élu, c’est devenir quelqu’un qui n’est pas l’égal des autres. » Du pouvoir limité du maire : « Quand les choses ne se se passent pas bien dans une commune, ce n’est pas le maire qui a le dernier mot, c’est le préfet. Le préfet et ses flics. » Et bien sûr de l’Anarchie et de l’autoritarisme. Et même un peu de musique :
Deux prochaines dates pour cette conférence sont déjà annoncées : Le 23 janvier à Cadtelfranc (Lot) et le 7 mars à Marcillac-Vallon.
La boussole des idées de cette série de contributions de Najac infos :
Être toujours du côté des plus faibles que ce soit en matière de revenus, de patrimoine, de sexe, d’orientation sexuelle et plus généralement de toutes les minorités. Donc, comme ailleurs, à Najac : Le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme, l’islamophobie, le sexisme, l’homophobie, la transphobie, le classisme et toutes les formes de discriminations ou d’oppression n’ont pas leur place. Ces idées devraient donc être combattues par les habitant.es et les élu.es. Toute décision devrait viser à diminuer les inégalités. Tout ce qui compose notre environnement (l’air, la terre, l’eau, les animaux, les végétaux, etc.) est également le plus souvent en position de faiblesse par rapport à l’espèce humaine. Ils devraient donc également être protégés voire défendus.
Voir aussi :
- Le logement devrait être la priorité – Municipales 2026 (1/2)
- « Ni Dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme », série documentaire de Tancrède Ramonet (disponible gratuitement en vidéo à la demande pour les adhérents du réseau des médiathèques de l’Aveyron)
- Le site de Serge Utgé-Royo
- « Ce qui est préférable c’est une grève générale et illimitée » (interview de 2 militants anarchistes de Montpellier)
- Par-delà le principe de répression. Dix leçons sur l’abolitionnisme pénal (Geoffroy de Lagasnerie)
- Vivre sans (Frédéric Lordon)
- Abrégé du Capital de Marx (Carlo Cafiero)
- La librairie Publico
- La librairie Quilombo